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jeudi 31 octobre 2013

Fashion news : the last news of fashion industry

Ines De La Fressange collabore avec Uniqlo pour une collection début 2014
Ines De La Fressange to collaborate with the japanese retailer Uniqlo for 2014

 Comment exprimer mon excitation? Inès De La Fressange incarne à elle toute seule : le style à la française, la beauté du masculin-féminin, l'élégance, et son style est intemporel. Son aura est unique, lorsqu'on croise cette femme, ou qu'on la voit à des défilés, ou à des interview, elle dégage cette spontanéité, cet humour, et une vraie classe, et elle possède ce que l'on appelle : l'allure. C'est quelque chose de naturel chez elle, rien  n'est surfait. Bref JE SUIS TROP PRÉSSÉE de voir le fruit de cette collaboration.

How can I tell you how excited I am ? The most parisian of parisians, is going to collaborate with a retailer that I really like for creating good basics. She embodies the French style, the elegance, she knows exactly how to use the men's clothes to highlight her feminity. She has an aura, she has humor, freshness. She is spontaneous and beautiful, year after year. Who can actually gives her an age? No one. Because who cares? 
Anyway, I can't wait to see this collaboration, being a Uniqlo's customer and at the same time a great fan of Inès.


Les héroïnes de La vie d'Adèle, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos égéries Miu Miu
Miu Miu's new muses : the French actresses Léa Seydoux and Adèle Exarchopoulos
Que rajouter à part que Miu Miu est, sur ce coup, très malin marketingement parlant, utilisant le buzz du film et la beauté des jeunes actrices. (Et que j'aime beaucoup Léa Seydoux)
What to add but : well done Miu Miu? (And that I love Léa Seydoux)

 Jeremy Scott nouveau directeur artistique de la maison Moschino
Jeremy Scott is the new creative director of Moschino 
Hmmm... Why not. LOL. I don't really care about Moschino, not really a big fan of Jeremy Scott's work. I am not really sure about this choice. We will see the result...

Angela Ahrendts quitte Burberry pour...Apple
Burberry chief Angela Ahrendts to join Apple


En effet, l'ancienne chef de Burberry prendra la tête de la distribution d'Apple. Intéressant n'est ce pas? Pourquoi Apple se tourne vers des personnes d'un univers complètement différent comme celui du luxe? Que recherche t'il dans ces personnalités pour leur entreprise? Que peut apporter une pionnière du luxe à une entreprise High-Tech? En sachant que Apple a déjà recruté dernièrement un des anciens chefs d'Yves Saint Laurent, Paul Deneve. Des rumeurs circulent sur les projets d'Apple...
"The moves are rumoured to be related to Apple's development of an "iWatch", in which an understanding of fashion will be as important as the technology and engineering behind the product." d'après BBC News.
Peu importe, ce tournant dans la stratégie peut être intéressant. Les personnes issues de l'industrie de la mode auraient donc quelque chose à apporter d'un point de vue stratégique à un géant comme Apple.
Why Apple is recently interested in people from fashion industry? What strategy pushes them to hire people as Angela Ahrendts or Paul Deneve? There are some rumors about an "iWatch", but is it the only reason? At Apple she will become senior vice president for retail and online stores.

OOTD

My outfit today.
A silk japanese-inspired shirt from Zara, APC jeans, Ash boots.





Fashion Business : The end of "real" shopping?


Cela fait longtemps que j'avais envie de créer une rubrique comme celle-ci, envisageant la mode avec un point de vue un peu moins léger que mes autres articles. La mode est avant tout une industrie. Actuellement élève en business school, je trouve ça intéressant d'amener ici mes dernières réflexions quant aux récents articles ou au récentes news que j'ai lus ces derniers jours.

La chose qui m'a frappée est en faite les relations qu'entretiennent tous ces différents articles. On peut entrevoir en réalité les mêmes enjeux. Ces derniers jours, j'ai pu lire :

“Asos On Brink of Launching in China” (The Financial Times) (Source : BOF)
“Asos is on the brink of breaking into China’s booming e-commerce market, further broadening the online fashion retailer’s global reach. Asos, which on Wednesday reported a near-40 percent year-on-year jump in its annual revenues to £769.4m in the 12 months to August 31, said that its Chinese operations were ‘now in [their] final testing phase and will be launched imminently.’ ‘We have a dedicated Chinese-language site initially offering about 2,000 locally relevant own-brand styles, an in-country multidisciplinary team, dedicated delivery solutions and payment methods, local language customer care and a domestic distribution partner,’ the group said.”
Asos, après plusieurs études de terrain, en est à ses derniers tests du marché qui représente actuellement le plus gros challenge pour l'industrie de la mode ( que cela soit le retail ou le luxe). Il s'agit ici donc de e-commerce. Asos en quelques années s'est imposé comme le pionnier dans le domaine. Qui entre nous, n'a jamais acheté ne serait-ce qu'un article sur Asos? Cet article met en avant deux enjeux : premièrement, la target que représente le marché chinois pour la mode, mais aussi, l'évolution de notre consommation.
En effet, nous passons moins de temps en boutiques : la plupart des étapes du processus d'achat se font désormais... là où vous êtes actuellement : devant votre écran. Nous avons de plus en plus d'inspirations, via blogs, réseaux sociaux, magazines en lignes. Nos envies naissent derrière nos iPhone et ordis. Ensuite nous passons à l'évaluation des alternatives également de chez nous : évidemment tout est facilité par l'accès tellement plus rapides aux informations, aux avis des consommateurs, aux sites comparateurs. On évalue chaque marque, chaque bon plan, sans même bouger de notre siège.


Est-ce que l'expérience du shopping en boutique est réellement en danger? Est-ce que nous allons réellement abandonner la fatigante excursion de magasin en magasin au profit des e-shops? C'est ce qu'aborde cet article, que je vous invite à lire, soulevant la question de l'avenir du retail. Les géants du retail sont face à cette problématique : sont-ils démodés? Tout le challenge est de donner un nouveau tournant à l'expérience en boutique.  
October 30, 2013
WWD CEO Summit: McKinsey's Nathalie Remy Talks Retail Trend
Source
« The digital tide is hitting all of us, profoundly transforming our everyday lives, and dramatically transforming the way consumers behave and think about brands,” said Nathalie Remy, partner, McKinsey & Co »

Ceux qui seront les gagnants de ce changement seront les retailers qui auront su donné un nouvel aspect et qui remodèleront le shopping « en vrai ». Le tout est de faire de cette tendance pour l’e-shopping, une « arme de compétitivité » pour les magasins « physiques ». Il sera donc ici question de savoir différencier l’expérience en boutique, la qualité de service et la relation qu’entretient la clientèle avec la marque ( et donc les vendeurs qui représentent le contact direct) etc.

« “Are fashion stores out of fashion....Or a competitive weapon in the digital age?” Remy spoke about the changing retail landscape. “Even though digital market share is still below 10 percent in most countries, it is gaining ground rapidly,” she said. She cited that 50 percent of French apparel buyers made at least one purchase online in the last six months, and digital apparel sales have multipled tenfold in China in the last two years. »

L’article aborde aussi le coût qu’engendre un magasin, de plus qu’ils sont de nos jours de moins en moins rentables au mètre carré.
« For example, in France, the industry average sales per square foot has declined 14 percent in six years; in the U.S., the average sales per square foot have dropped 2 percent, and in China, even though physical apparel sales have grown by almost 80 percent, store productivity has declined by 12 percent. »
Pour lire l’article en entier c’est ici.

C'est très facile d'illustrer cet article de façon concrète. Qui n'a jamais ressenti l'envie irrépressible de sortir au plus vite des magasins surchauffés avec des vêtements en bordel et une musique techno-house (que les managers doivent penser entraînantes) des plus agaçantes?
Je vais être d'autant plus précise : j'ai désormais beaucoup de mal à rester et à avoir du plaisir à faire du shopping dans un Zara de grande ville.

D'autant plus, Zara ayant récemment ( je crois que cela date de 2 ans à peine) ouvert son e-shop, la majorité des clientes ne s'embêtent plus : dans ce genre de boutiques, elles connaissent leur taille, et ont déjà vu l'article sur quelqu'un d'autre... Alors pourquoi faire la queue pour les cabines? Pourquoi chercher sa taille?
On pourrait aussi citer H&M, mais pour le moment, l'e-shopping n'est pas disponible en France. Est-ce un choix stratégique? (ou juste en projet?)

Et de l'autre côté, on voit depuis quelques années les concept stores qui fleurissent et rencontrent un franc succès. Car tout simplement, ils ont su voir l'opportunité de réinventer le retail. Colette, Merci et bien d'autres... L'expérience du shopping réinventée, dans un univers complètement nouveau, qui sélectionne ce qu'il y a de mieux chez les créateurs (en faisant découvrir les inconnus au grand public, les mélangeant aux déjà connus), changeant le display régulièrement, proposant bien d'autres services que des vêtements sur des portants ( je pense au WaterBar Colette ou à toutes les animations/events que ces concept stores organise, même sur le terrain musical, je peux même citer la géante fête foraine organisée par Colette aux Tuileries). Le concept store vous habille, décore votre maison, votre smartphone, vous fait écouter de la musiques, vous nourrit avec leur propres cafés, vous fait lire les derniers livres du moment, vous amusent et essaient d'ajouter une dimension culturelle et socialisante en plus de leur dimension commerciale.

 Colette et Merci

Il est bien facile d'expliquer cet essor des concept stores dans le monde quand le client est face à une expérience d'achat réellement innovante, qui implique de voir le shopping non plus seulement comme un processus de besoin-essayage-achat, mais en l'envisageant comme un processus social global et en l'envisageant comme un vrai"entertainment".

C'est aussi une question pour les grandes Maisons de Luxe.  Quand certains sites comme Net-a-porter et MyTheresa ont permis de rendre accessible la mode de créateur directement sur internet, certains questionnent le réel effet que cela peut avoir sur le positionnement des grandes marques. Ne perdent-ils pas de leur aspect "luxe", en supprimant le service individualisé et personnel que l'on aurait en boutique? Ne perdent-ils pas de leur aspect "exclusif" en mettant tout  à porter de clic sur le net? Certaines maisons continuent de refuser à vendre en ligne au grand désespoir des clientes, comme Chanel.
Louis Vuitton, a de son côté, une autre stratégie et a lancé sa propre application de shopping pour smartphone début octobre, permettant aux clients de shopper directement via leurs iPhone, cliquer, choisir les options de livraison en 24h, etc. Ici on oublie donc toute l'expérience luxe que serait sensée apporter une maison comme telle...

Et vous? Je serai curieuse d'avoir vos avis. Comment ressentez-vous ce changement dans vos habitudes de consommation? Avez vous délaissé le shopping en "live"? Passez vous plus de temps derrière votre ordinateur ou dans les boutiques? Et quels sont vos boutiques préférées? Je pense que ce serait intéressant de réfléchir à quoi ressemblait une de vos virées shopping il y a 4 ans et maintenant... En général maintenant on arrive dans une boutique avec déjà quelque chose en tête, repérée au préalable sur internet. Où est passé le plaisir de tomber sur quelque chose au hasard, que l'on aurait pas vu sur un blog/site de la marque? La totale surprise en rentrant dans une boutique " Oh cette collection est super! je m'y attendais pas". Il faut avouer que ça fait très longtemps pour moi.

Et pourtant aux dernières nouvelles, Forever 21 ouvre un nouveau magasin rue de Rivoli, et Topshop inaugure son corner à Paris aussi. Les retailers continuent donc de chercher une certaine expansion "physiques"malgré leur succès via leur e-shop, comme pour Topshop. D'ailleurs je pense que Topshop pourrait perdre de son intérêt chez les clientes françaises, si celles-ci se rendent compte que tout le monde peut acheter leurs produits sur Paris, et ne plus avoir ce petit côté "exclusif" => " Ça? Ça vient de Topshop, Londres / je l'ai commandé "

Pour faire un dernier lien avec la première new que j'ai citée (Asos en Chine), j'ai aussi lu une interview sur le monde, rubrique tendances, qui serait très intéressante pour terminer cet article puisqu'il s'agit d'une interview de Sham Kar Wai, fondateur et président de I.T Limited, il dirige un groupe qui de  concept stores proposant de nombreuses marques ( Comme des Garçons, Gareth Pugh et Maison Martin Margiela...) donc des marques plutôt pointues. Il pilote aussi dix marques, certaines sous licences, d’autres, seules propriétés de I.T Limited, comme b+ab, 5cm et Izzue, disponible depuis peu au Selfridges de Londres.) Source : Le Monde rubrique Business of Fashion
C'est intéressant de lire le point de vue d'un grand acteur de la mode d'avant-garde en Chine, pour avoir un point-de-vue plus interne aux attentes de ce marché, déjà lassé du luxe de masse et qui recherche des marques plus exclusives, plus pointues, plus jeunes, désireux de faire des expériences shopping innovantes, non plus seulement en venant en Europe, mais chez eux.
Cette interview montre que le marché Chinois pour la mode, est certes, très récent, et du coup évolue de façon rapide. Par exemple, ils présentent déjà de l'intérêt pour les concept stores.
C'est le coeur de l'activité de Sham Kar Wai, qui a aussi, à côté de ses concepts stores, pour projet d'ouvrir des Galeries Lafayette en Chine. 
La Chine, centre de toutes les attentions pour l'industrie de la mode pose encore cette question stratégique : développer des expériences "réelles" en boutiques ( chez eux, ou chez nous?) ou alors leur vendre nos produits par le net?



mercredi 30 octobre 2013

Today's Outfit : Hey Sailor!

Today, just a post with my OOTD. I wear a crop top from American Apparel, a vintage Levis 501, and my Ash boots.

Today, I loved the atmosphere. It was, according to me the perfect autumn weather. It was not raining when I come back from school, but already the night, and I cross many coffees and restaurants of Lyngby ( the city where I live) and I already could feel what they call here the "Hygge".
Cosy atmosphere, tables outside, many people who were ordering sushis at tables, some others taking a coffee after work, candles and blankets everywhere...








mardi 29 octobre 2013

Video : J.M. Weston: "La chose sûre" par Cédric Klapisch


J.M Weston, à l'occasion du lancement de la collection pour femmes, a demandé au réalisateur Cédrix Klapisch de mettre en scène sa vision de la féminité. On prend plaisir à voir nos clichés parisiens, avec une bande de filles qui laissent tomber leurs escarpins pour une paire de Weston, jouant ainsi sur le côté androgyne, l'alliance masculin/féminin que donnent ces souliers à leur silhouette.
Un peu simplet, mais tout simplement efficace, bravo J.M Weston.
Pas besoin d'ajouter que j'aime beaucoup ces chaussures, surtout la version loafers et les derbys lacées ( un peu moins fan de la paire de boots à petit talon)

Et puis, apprécions le joli jeu de mots " La chose sûre"/ la chaussure.

"5 minutes in which the French film maker creates turmoil, scrambles the genres and masters the ambiguity of masculine-feminine, like J.M. Weston's artistic director Michel Perry was able to do with his new creations for women."

JM Weston, on the occasion of the launch of its women collection, asked the director Cédric Klapisch to stage his vision of femininity. We enjoy seeing our Parisian clichés, with a bunch of girls who drop their high heels for a pair of Weston, playing the androgynous, male/female alliance that give these shoes to their look.
A bit cheesy, but simply effective," bravo" Mr JM Weston.
No need to add that I love these shoes, especially laced derbys and the loafers (a little less fan of the pair of boots with the small heel)




The night comes early, we begin to light the candles, living a tempest ... Denmark in Autumn

Here we go : Autumn, the real one.
view from my window

Sun goes down earlier, it rains a lot, we just lived the Christian hurricane ( we were a bit afraid, but everything is ok. Thanks god I have a roof !), and so all we want is to feel cosy in our bedroom. I went to Ikea to buy some stuff in order to give a bit of joy to my sad student room.
Here you will also see my outfit of the day, my APC jean, a navy wool-knit above an oxford blue shirt both from Uniqlo, boots from Zara and my perfecto from Zara.

























samedi 26 octobre 2013

Questioning Fashion Industry : re-thinking about our (My) consumption, fast-fashion, our closets.


Celà fait maintenant quelques temps que je réfléchis beaucoup à la mode, à ma façon de consommer, à notre hérésie pour le shopping.

Si je me regarde l'année dernière, j'allais au moins faire les boutiques une fois par semaine. H&M, Zara, et compagnie. J'achetais, des choses dont j'avais plus ou moins (surtout moins) besoin. Des choses que j'allais porter 3, 4 fois. Des choses que les magazines disaient "à la mode", trop "tendance".
Je nous regarde. Je regarde les blogs mode, twitter, instagram. Nous passons notre vie à dire " je n'ai rien à me mettre", avec un placard rempli à ras-bord. Nos wishlist sont sans fin, nos boîtes mails pleines de newsletters qui nous disent " viens, plein de nouveautés, plein de promotions, c'est les soldes, allez viens!". On achète ces tonnes de magazines que l'on croit sur parole, qui nous prêchent des "INDISPENSABLES" de la saison, sans lesquels on ne pourra survivre. Alors on y va, on s'achète du made in Bangladesh, moche après trois lavages malgré le travail d'une femme venant d'un pays en développement payée 30 dollars par mois.

Je me suis rendue compte que si je ne pouvais pas me permettre de m'acheter de vraies belles choses, des belles pièces de designer, c'est parce-que j'achètais des conneries toutes les semaines. Oui 10 euros + 9,99 euros + 14,95 euros... = à la fin, un vrai beau cadeau que j'aurai pu me faire, auquel j'aurai vraiment réfléchi, que j'aurai vraiment désiré.
Peut-être que je préfère désormais savoir que j'investis dans peut-être moins qu'avant, que j'achète moins, mais que j'achète mieux. Que je regarde l'étiquette, comment et où cela a été fait. J'ai toujours été celle qui louchait devant une pièce de créateur ou de marque de qualité, peut-être plus chère que ce que l'on trouve chez les grandes enseignes, et qui finalement optait pour le "second-best". Mais là réside toute l'erreur : on ne sera jamais vraiment satisfait par un second-best, que l'on achète par dépit, juste parce que l'on veut posséder quelque chose VITE, MAINTENANT. Au lieu de patienter, réfléchir et mettre de côté.


Mes grands discours peuvent faire rire, surtout venant d'une fille qui a un blog mode, et qui n'arrête pas de dire j'ai envie de ça, ça et ça. Mais je crois que le minimalisme s'apprend. Que le goût pour les belles choses, le "less is more", le "the less the better", n'est pas quelque chose que l'on obtient en claquant des doigts. Je commence seulement à y travailler.
En voyageant beaucoup, en passant ma vie à déménager, j'ai rapidement vu quels étaient mes essentiels. " What I really love" Ce que j'emportait toujours. Et j'ai aussi vu la tonne de merdes qui moisissait au fond de mes placards. Je les ai regardés. Tous venaient de grandes enseignes, des promotions, des petits prix. Des choses achetées sans réfléchir, un peu pour remplir sa vie, sa journée.

J'ai alors commencé par me débarrasser de tout ça. J'ai fais un tri, ré-organisé mes placards, jeté, vendu ce que je ne mettais jamais ou presque. Ces choses qui n'allaient pas du tout ensemble ( et qui ne M'allait pas du tout!) Ces trucs qui au bout d'une saison seraient démodés par Grazia ou BE. J'ai alors noté tous les basiques qui me manquaient réellement. Ce dont j'avais besoin pour cet hiver. A vrai dire en triant, je suis aussi tombé sur des petites trouvailles qui appartenaient à ma mère, ou alors même des choses fabriquées par ma grand-mère. Avec ce grand rangement, au final je me suis débarassée de pleins de choses, mais j'ai aussi trouvé des choses qui me manquaient. Ma liste de vêtements dont j'avais besoin s'est révélée, à la fin, pas si longue. J'ai encore quelques choses que j'aimerai m'offrir et qui me paraissent être de basiques intemporels. J'écrirai ici cette liste plus tard. Mais je prends mon temps, j'attend de vraiment les trouver. Je sais qu'avant, je me serai empressée de prendre cette liste, faire une virée shopping de la mort, et acheter tout ce qui serait sur cette liste, même si c'est de la merde, que ce n'est pas bien coupé, que l'article en question n'est pas PARFAIT.

L'objectif désormais était de simplifier ma garde-robe. La rendre plus claire, plus visible. Elle doit simplifier votre vie, pas la compliquer. Elle doit vous donner de l'énergie le matin, vous faire sentir prête à affronter une nouvelle journée.
 Des matins plus faciles, des tenues qui se font d'elles-mêmes, plus d'heures devant ses vêtements en ruminant qu'on a rien à se mettre. Plus de temps, plus d'argent, plus de vêtements qu'on aimera longtemps. Des bons basiques qui traverseront les saisons.
Plus d'argent à consacrer à des choses qui nous plaisent vraiment, mais aussi accordés aux expériences. Offrir, faire, manger, voyager, voir, apprendre.
Plus de temps. On se sent plus libre quand on possède moins, lorsque l'on ne rentre plus dans des magasins dits "fast-fashion" où l'on fait face à ce que j'appelle l'agonie du choix. Trop de choix nous rend fous. On veut tout, on veut rien, on sort frustrés des boutiques, notre wishlist en tête.

Je fais pas non plus l'apologie de l'ascétisme, hein. Je reste une grande passionnée de fringues, de mode, de style. Mais j'étudie désormais plus le style, ce qui fait la réelle attitude de quelqu'un. Ce qui crée un look, ce qui fait d'une icône une icône, ce qui fait d'un objet une tendance, les couleurs, les associations, comment une coupe peut changer votre silhouette et votre classe, qu'est ce qui perdure dans le temps malgré les saisons, la personnalité à travers le vêtement. Je ne peux pas faire la morale. Je ne suis pas en train de dire que je vais arrêter de faire du shopping, ce serait complètement con et incohérent avec ce blog et ma passion. Mais je tend à être plus mûre, plus réfléchie. Avoir du recul.


Je suis toujours aussi intéressée par la fonction du vêtement, pourquoi il peut nous faire sentir si en accord avec nous mêmes, notre personnalité, ce que l'on veut dégager, et comment il peut aussi pourrir une journée, nous faire sentir misérables.
Oui, je suis réellement convaincue qu'une tenue peut changer une journée. Sortir de sa chambre en se sentant sûre de soi, peut réellement changer notre état d'esprit pour la journée. Et je crois que c'est impossible de se créer sa propre identité, son propre style en suivant les conseils de blogs ou de magazines qui nous disent d'aller TOUTES au même endroit acheter cette crème et ce jean parce-qu'ils sont "trop pas chers" et "trop stylés". Voilà ce qui m'intéresse vraiment dans la mode.


En partant pour un an à l'étranger, j'ai beaucoup d'attentes.
Beaucoup de changements arrivent dans ma vie, des changements très profonds pour moi. Cette grande remise en question sur la mode et les fringues semble tellement ridicule, mais elle est synonyme pour moi de beaucoup d'autres changements personnels. Tout est très lié, finalement.
Me libérer de certaines de ces pressions de la société de la consommation est un énorme challenge ! Cet article n'est en rien le bilan d'un aboutissement. Je vais sûrement être décrédibilisée dans la suite des articles en vous montrant des achats, ou des wishlists etc. Je ne suis pas parfaite, mais je travaille à ce changement. C'est sûrement une longue route. Mais je m'en fiche, ce qui compte c'est l'intention. L'envie est là. J'ai envie de vivre tellement de choses dernièrement, d'investir mon argent, mais surtout mon temps, et avant tout mon esprit, ailleurs. En quelque sorte, cette maladie de l'agonie du choix, ces envies de posséder permanentes, ces nouveautés qui fleurissent de partout, que l'on voit partout, qui nous appellent, finissent par nous détacher du moment présent. "Je serais heureuse que quand j'aurai ça".
Evidemment, on a toujours ( surtout moi, en tant que passionnée de mode, je ne vais pas mentir!) des envies de se faire plaisir, mais j'essaierai de me faire plaisir dans de jolis cadeaux, de jolies pièces peut être plus chères mais plus désirées, ou alors sur un coup de coeur, mais pour cela il faut aussi apprendre une certaine rigueur. Cette rigueur qui, en cabine d'essayage, nous fait distinguer une pièce "sympa", d'une pièce qui nous fait nous sentir belles, nous-même, bien.


Passons. Quelques photos de mes basiques, de ma garde-robe dans cet articles pour donner un petit aperçu.
Comment je compte fonctionner désormais : je me suis donnée quelques objectifs. Je vais, chaque saison, m'accorder de m'acheter un nombre limité de pièces. Je n'ai pas encore défini le nombre, mais 15 en un an serait peut-être déjà un bon début. Je n'ai pas encore évalué ça (affaire à suivre).
 Ce sera des coups de coeur que j'ai eu sur le net, ou en boutique. Mais auxquels j'aurais vraiment réfléchi, dont j'ai réellement envie depuis longtemps. Je vais aussi vraiment essayer d'éviter d'acheter sur le net, et plutôt essayer les vêtements. ( Pour les cosmétiques les accessoires c'est autre chose surtout qu'on déniche de vraies bonnes affaires sur le web). J'ai toujours quelques articles qui manquent selon moi à mes basiques, et ils font parti de cette liste (Liste "Wishlist" de basiques faite après le grand tri) de choses que je pense acquérir prochainement. Mais ils devront vraiment m'aller parfaitement, avoir la coupe parfaite et me plaire vraiment. Le prix sera le critère secondaire.
J'ai à côté de ça une wishlist ou j'écris les idées, les envies un peu temporaires, et je vois si elles s'inscrivent dans le temps. J'ai aussi une petite liste où j'écris des bonnes marques que j'ai au final toujours aimées et qui m'ont rarement déçue, et où je sais que je trouve mon bonheur.

Alors voilà, je ne sais pas si vous avez eu le courage de lire ce vomi de pensées en pagailles. Je me répète sûrement, la traduction doit être pathétique, je m'excuse d'avance. C'est un blog mode, alors je pense que livrer mes dernières pensées sur ma garde-robe et ma façon de consommer, c'était plutôt cohérent. Encore une fois c'est pas une morale. C'est pas une leçon que je veux donner. Je pense pas prêcher la bonne parole. Chacun fait comme il le souhaite. Ce sont des idées qui fleurissent en moi, et qui vont peut être donner un nouveau fil directeur à ce blog. Ce sont juste mes dernières aspirations. Celà peut paraitre dérisoire de croire changer sa vie en changeant ses vêtements. C'est sûrement pour moi une façon de matérialiser un grand changement global et profond que j'ai besoin de réaliser pour moi.





Vivant maintenant dans un Pays Scandinave, il a fallu que je m'équipe en laines et pulls. Avant, je n'achetais JAMAIS de pull : ça me faisait chier. J'aimais pas mettre de l'argent dans un pull. Je mettais plus facilement dans des chaussures. Et j'ai juste découvert le plaisir d'être emmitouflée dans une bonne laine. Avant je multipliais les couches ( ben ouais j'achetais que des petits tops à la con). Mais quel bonheur d'avoir bien chaud. Ici il y a quelques cachemires, des laines etun sweat.  Les deux rouges viennent de ma mère.
  Quelques cardigans. Un noir en cachemire, un gris en laine mélangé de chez Bensimon, et un ( à gauche) déniché, 100% laine, que j'adore, tricoté par ma grand-mère.
  Des chemises. Je dois remplacer la blanche, qui a bien terni, qui ne me va pas du tout, elle vient de chez H&M , mais je la garde le temps de lui trouver une remplaçante car une chemise blanche on en a toujours besoin.
  Ce que je préfère : les tee shirt basiques. Ma marque préférée pour les tee shirt c'est American Apparel, les modèles mixtes. Toujours super bien coupés, du bon coton. Et je supporte aussi à 100% l'éthique American Apparel (sweat shop free)

 Un petit body noir, et trois petits tops un peu plus originaux.

Pantalon : Un Levis Vintage trouvé en trip, mon nouveau APC, deux American appareil, puis deux autres. Aussi un pantalon ultra chaud 100% laine Antik Batik.

A chaque météo un manteau.
Une paire manque à l'appel ici, c'est ma paire d'escarpins en cuir nude à hauts talons. Je les aime énormément, mais en erasmus pas très utiles!

Ce que je préfère : des petits dessous, sans armatures, en dentelle.

Quelques accessoires.


ENGLISH
It's been a long time now that I think a lot about fashion, to my way of consuming, our heresy for shopping.
If I take a look to last year, I went shopping at average once a week. H & M , Zara, and cie. I bought things that I more or less (mostly less) need. Things that I would wear 3 , 4 times . Things magazines said "fashionable " "trendy" "needed" "wanted".
I look at us. I look at fashion blogs , twitter , instagram . We spend our lives saying " I have nothing to wear " with a closet filled to the brim . Our wishlists are endless , our mailboxes are full of  fashion brands'  newsletters telling us " NEW , PROMOTION, SALES come on come on " .  We buy tons of magazines that we believe like the Lord, which preach us the " ESSENTIAL " of the season, without these we can not survive . So here we go , we bought something Made in Bangladesh , which turns ugly after three washes despite the work of a woman from a developing country paid $ 30 a month . I realized that if I could not afford to buy myself real nice things , beautiful designer pieces , it is simply because I bought crap every week. Yes 10 euros + 9.99 euros + 14.95 euros ... = At the end , a true gift that I could make myself, which I've really thought about since a long time and  that I really wanted.

Maybe now I'd rather know that I invested in perhaps less than before, I buy less, but I'm buying better. I look at the tag, how and where it was done. I've always been the one who was dreaming about a beautiful item, maybe more expensive than what you can find in major retailers, and finally opted for the "second-best". But here lies the real mistake : we will never be truly satisfied with a second-best, we buy out of spite, just because we want to have some thing RIGHT NOW. Rather than wait,  and save the money it requires.



My rhetoric can make people laugh, especially coming from a girl who has a fashion blog , and do not stop saying I want this, this and this. But I believe that minimalism can be learned . It takes time. The taste for beautiful things , the " less is more" , the "less the better" is not something that you can get by a snap .
By traveling a lot , moving often , I quickly saw what were my essentials I always took with myself. And I also saw the ton of crap that moldy at the bottom of my closet. I watched . All were coming from major fashion retailers we know, promotions, low prices. Things that were bought without thinking , just to fill my life, my day maybe.

The aim by now was to simplify my wardrobe . Make it clearer. To make the mornings easier, outfits that make by themselves, no more hours spent  in front of our closet ruminating that we have nothing to wear. More time , more money, more clothes we love long. Basics surviving through the seasons.

More money to spend on things that really appeal to us , but more money to spend on experiences. Offering, giving, doing, eating , traveling, seeing and learning . More time. We feel freer when we possess less, when we no longer enter into what we call "fast -fashion " stores, where we face what I call the "agony of choice". Too many choices makes us crazy. We want everything , we want nothing, you leave the shop feeling frustrated, your wish list on your mind.
I started to get rid of all of I had which was useless in my wardrobe. I re- organized my closet , threw, sold the things I never or almost wore . These things do not go together at all . That stuff that, at the end of a season would be outdated by Grazia or BE. I then noticed the basics really missed me . What I need for this winter. Actually while tiding up my closet , I also found some clothes and accessories that belonged to my mother , or even things made ​​by my grandmother . With this reorganization, at the end I got rid of many things , but I also found some things that I missed. My list of clothes I needed was, in the end, not so long. I still have a few things I would like to buy myself of my "basics" wish list that seem to me timeless and necessary. I will write here the list later. But I take my time. I know that, before, I would have been eager to take my list, make an impulsive shopping, and buy everything that is on this list, even if it is crap, if it is not well cut  and even if the item is not PERFECT. 
I'm not advocating asceticism, huh. I remain very passionate about clothes , fashions , style . But now I consider more the style , what makes the actual attitude of someone. What creates a look, what makes an icon an icon , what make a design becoming a trend.
I can not moralize. I'm not saying I 'm going to stop shopping, it would be completely inconsistent and stupid considering this blog and my passion. But I tend to be more mature , more thoughtful . Stepping back.

I 'm still interested in the function of clothing , why it can make us feel so in agreement with ourselves, our personality , what we want to release, and how it can also spoil a day, how it can make us feel miserable .
Yes, I am really convinced that an outfit can change your day. When you go out from home , feeling self-confident , can actually change our state-of-mind for the day. And I think it is impossible to create its own identity, its own style under the guidance of blogs or magazines that tell us to go to the same place in order to buy THIS body lotion and these jeans because they are "soooo cheap "and" soooo trendy " .

Leaving for a year abroad , I have a lot of expectations.
Many changes are happening in my life, very deep change for me . This great questioning on fashion and clothes seems so ridiculous, but for me it is linked to many other personal changes . Everything is linked , finally .
Getting free from the pressures of consumer society is a huge challenge! This article is in no way a result. I'll probably be discredited in the following posts showing you my last purchases , or wishlists etc. . I 'm not perfect , but I'm working to change. It is certainly a long-term project. But I do not care, what matters is the intention. The desire is there. I want to live so much lately, to invest my money, and particularly my time, and foremost my mind elsewhere. Somehow, this disease of the agony of choice, this permanent desire to get things, the new items blooming everywhere,  call us, distracts us from the present moment. "I'll be happy only once I'll get it."
Obviously, we always (especially me as a passionate about fashion, I can't lie!) desire to buy some stuff for pleasure, but then I'll try to enjoy myself by buying myself really beautiful gifts, pretty items that can be more expensive but more desired, or  it can be a crush, but we should also learn some discipline. This discipline in the fitting room, we actually have to know how to distinguish a "nice" item, and an item that really makes us feel good, ourselves, and that really fits to ourselves.

Whatever. Some pictures of my basics, my wardrobe.
How I intend to work by now: I gave myself a few goals. Every season, I will allow myself to buy a settled number of items. I did not set the number, but 15 in a year would already be a good start. I have not yet reviewed it. This will be the favorites that I found out on the internet or in the shops. But the ones that I really thought about, the things I've really been craving for. I still have some items that are missing from my "essential" wish list, and they are part of the list of things that I think I will soon acquire. But they really need to fit me perfectly. The price will be the secondary point. I have a wish list where I write ideas, desires that are temporary, and I'll see if they last a long time on the list. I also have a small list where I write my favorite brands/shops that I always loved and in the end who rarely disappointed me, and where I know I can find my happiness.

So now, I do not know if you have been enough brave to read this "vomit",   these thoughts in a mess. I surely repeated myself, the translation must be pathetic, I apologize by advance. This is a fashion blog, so I think that delivering you my last thoughts on my wardrobe and my way of consuming, it was pretty accurate. Once again, this is not a moral. This is not a lesson I want to give. I'm not doing propaganda. Everyone does what he wants. These are ideas that flourish in me, and who will be giving a new angle to this blog. These are just my last aspirations. This may seem ridiculous to believe to change one'slife by changing one's clothes. It is certainly a way for me to materialize a large global and profound change that I need to achieve.